Un produit naturel ne signifie pas inoffensif !





En effet certaines huiles essentielles doivent être utilisées uniquement sous contrôle médical ou / et d'un aromathérapeute qualifié.



Il ne faut pourtant pas crier au loup pour autant: la marque thérapeutique est importante, c'est à dire entre la dose efficace et la dose toxique. par exemple , pour l'Eucalyptus globulus, déjà quelques gouttes ( 1 à 5) sont efficaces pour fluidifier le mucus et il en faudrait 400 pour tuer un adulte.

D'autre part , il existe des signaux d'alarme sous forme d'effets indésirables avant la dose mortelle. Les huiles essentielles nous donnent des messages simples et efficaces lorsqu'on force la dose ou lorsque rarement on les tolères mal:

- Par voie orale , le goût très prononcé nous fait rejeter l'huile.
- Par la peau ou les muqueuses une sensation d'échauffement peut apparaître très vite.
Pour l'usage cutané, il est prudent de commencer par une application d'huile sur une surface limitée pour tester la sensibilité personnelle.


Pour les huiles essentielles, il faut savoir que plus une huile essentielle est puissante , plus la dose efficace est faible. dés qu'on atteint l'efficacité le surplus est néfaste à l'organisme.
En ce qui concerne les femmes enceintes et les enfants la prise orale est strictement interdite ainsi que les huiles de massage avec des huiles non appropriées.

Pour créer une huile essentielle de massage pour un enfant, il faut réduire la quantité d'huile essentielle par rapport à l'huile végétale (HV)de base.


- de 1 à 3 ans: 1/8 de la dose adulte. Pour une huile de massage, 1% d'HE dans HV.
LES HUILES ESSENTIELLES à PHENOL et à CETONES ainsi que toutes les MENTHES sont strictement interdites à cet âge.
- De 3 à 8 ans: 1/4 de la dose adulte. Pour une huile de massage, 1 à 3% d'HE dans HV.
- De 8 à 12 ans: 1/2 de la dose adulte. Pour une huile de massage, 3 à 5% d'HE dans HV.

La plupart des incidents rattachés à l'usage des huiles essentielles sont liés à la méconnaissance. Ces risques sont dus:


1-
A la personne : selon son âge, son poids et sa sensibilité personnelle.
2-
Au lieu d'application: selon ce lieu la pénétration en terme de quantité et de rapidité est variable. Elle est importante par les voies muqueuses fines et bien vascularisées (pulmonaire, digestive, anale, et vaginale. Elle est plus lente et progressive par voie cutanée. En cas d'irritation cutanée ou muqueuse par une huiles essentielle, le plus simple est d'appliquer une huile végétale et de l'éponger avec du papier absorbant.
3-
A la surface d'application: plus la surface d'application est grande plus les risques sont grands tant au niveau local (par dermocausticité) qu'au niveau général ( par pénétration dans la circlation sangine)
4-
A la quantité d'huiles essentielles : variable selon le poids et la voie d'application. En cas d'indigestion massive par voie orale, il ne faut pas faire vomir mais faire absorber de l'huile végétale puis de l'argile ou du charbon en attendant un avis médical.
5-
A la durée de l'application: Comme pour toute substance, il faut éviter de prlonger l'utilisation d'une même huile essentielle au risque de surcharger l'organisme et de voir apparaotre un effet indésirable. Pour un effet à long terme, il est interessant d'effectuer une pause d'une semeine toutes les trois semaines et aprés cela de passer à un autre mélange d'huile essentielles. On essaie de répartir les doses le plus réguliérementpossible: par exemple une application cutanée toutes les heures plutôt que deux fois par jour pour obtenir une concentration suffisante et réguliére.
6-
A l'huile essentielle: selon la famille de VH, il existe diverses formes de toxicité
6.1
-Dermocausticité: surtout liée au phenols et en partie aux aldéhydes qui entraînent des irritations voire des brûlures de la peau ou plus des muqueuses. Attention aussi à l'HE de menthe poivrée qui, bien que banalisée, peut être caustique et surtout entraîner un choc thermique de par son effet rafraîchissant.
6.2
-Photosensibilisation surtout liée aux coumarines qui se trouvent essentiellement dans les essences d'agrumes. Elles sont donc à éviter les jours d'exposition solaire.
6.3
-Hépototoxicité qui n'apparaît que lors d'usage prlongé ( plus de trois mois) ou à fortes doses, cela surtout pour les HE Phénolées. La prudence est d'autant plus impérative si la personne a une fragilité ou antécédent hépatique.
6.4
-Toxicité rénale qui n'apparaît que lors d'usage prononcée et/ ou à fortes doses, cela particulièrement avec les personnes avec des antécédents rénaux. Les HE concernées sont les térébenthines qui peuvent être extraite de nombreux conifères et térébentacées ainsi que le genévrier et le bois de santal.
6.5
-Neuro-toxiticité qui est liée aux cétones surtout monoterpéniques. Ces HE sont proscrites chez les personnes avec un antécédent neurologique, ainsi que chez les enfants et également les femmes enceintes car les cétones ont aussi un effet abortif.
6.6
-Potentiel allergisant qui correspond à des réactions locales cutanées liées surtout aux lactones sesquiterpéniques. L'allergie elle-même st liée à une sensibilité personnelle et reste rare. En revanche il est évident qu'il faut éviter les HE des plantes auxquelles ont est allergique. Par ailleurs on retera prudent chez les personnes au terrain fortement poly-allergique. dans ce cas on peut proposer avant tout usage un test cutanée mais pas d'une dermocaustique.

Le cas particulier des huiles essentielles et de la grossesse


Ce que l'on craint chez les femmes enceinte, c'est d'une part une transmission du produit au fœtus et d'autre part le risque abortif.
L'utilisation par voie orale est à proscrire durant les trois premiers mois.
Les HE à cétones et à lactones sont interdites tout au long de la grossesse.
Les HE qui modifient le terrain hormonal sont à proscrire .
Comme voie d'administration, on préférera la voie cutanée, voire la diffusion.